Les Templiers, jusqu'en 1312, et, après eux, les Hospitaliers de Jérusalem, possédaient d'importantes propriétés sur son territoire.
Ville-Saint-Jacques appartenait au bailliage de Moret, dont les paroisses (à l'exception de la ville de Moret) constituèrent en 1789 un unique cahier de doléances.
Pour l'histoire plus récente, on trouvera la liste des maires depuis le Second Empire.
Ville-Saint-Jacques compte aujourd'hui 580 habitants. Depuis 30 ans, sa population augmente à nouveau.
Le choeur comporte les restes d'un édifice daté du XIIe siècle. Il s'ouvre sur la nef par un arc triomphal en plein cintre. Celui-ci et les bas-côtés sont du XVIe siècle. Au nord du choeur s'élève le clocher, forte tour accompagnée sur sa face nord d'une tourelle. Le clocher est coiffé en « double bâtière », formée par l'intersection de deux toits à deux versants, ce qui donne un pignon triangulaire sur chaque face du clocher.
Le maître-autel du XVIIe siècle est en
bois peint et doré. C'est le seul meuble intéressant
de cette église. On peut déchiffrer de belles pierres
tombales et des inscriptions du XVe siècle au
XVII e siècle et admirer une vierge de pitié
du XVIe siècle.
Monument historique.
Sous l'Ancien régime, la paroisse de Ville-Saint-Jacques appartenait au diocèse de Sens, à l'archidiaconé du Gâtinais, au doyenné de Milly. Elle était placée sous le vocable de saint Jacques, son présentateur était l'évêque de Sens.
Aujourd'hui, la paroisse de Ville-Saint-Jacques appartient au diocèse de Meaux. Elle est regroupée
avec les paroisses voisines d'Écuelles, Montarlot, Noisy-Rudignon
et Villecerf au sein des « Cinq Clochers ».
Il s'élève sur l'emplacement d'un manoir féodal ayant appartenu à la famille de Vère, puis à la famille de La Rochelle et aux Salmon, procureurs du Roi. Un dessin datant de 1782 montre des bâtiments d'une architecture très simple paraissant dater du règne de Louis XV.
Transformé en 1860, il se présente aujourd'hui avec ses façades refaites dans le style de cette époque avec un comble à la Mansard, ses ailes surélevées d'un étage.
Le parc a été conçu par le comte de Choulot.
Sur la route de Noisy, la ferme attenante offre par un saut-de-loup la vue d'un magnifique potager entouré de bâtiments de ferme et d'un élégant colombier.
On peut se faire une idée de ce que furent le parc et le potager au XIXe siècle en lisant les comptes rendus des visites de la Société d'horticulture des arrondissements de Melun et Fontainebleau en 1880 et 1900.
Le château a appartenu depuis la Restauration aux familles
de Moré de Pontgibaud, de Froidefond de Florian, de Brugières
de Barante et de Vigneral.
On ne visite pas, à l'exception, certaines années, des Journées du Patrimoine où l'on peut découvrir fruitier, chambre à raisin et pigeonnier.
Ville-Saint-Jacques est renommé pour son fromage, le Brie
de Ville-Saint-Jacques, qui, après avoir disparu dans les années 1970,
a été remis au goût du jour mais est désormais
fabriqué ailleurs...
Cependant, on fait maintenant à Ville-Saint-Jacques un
fromage de chèvre, très apprécié dans
la région.
C'est l'ancienne confrérie des vignerons. Dirigée
par un « bâtonnier », elle tient à cur
de fêter chaque année son saint patron, saint Vincent,
le 22 janvier.
Un monument rappelle encore cette dévotion à saint Vincent :
une croix de carrefour qui porte le nom de croix de Saint-Vincent.
Une petite page d'histoire enfin : les vignes étaient autrefois protégées
par des messiers,
gardes champêtres temporaires pour l'époque où
les fruits de la terre commencent à mûrir.
Le Bocage Gâtinais est jumelé avec Starzach, une commune d'Allemagne.
[D'après AHVOL, Promenade en Gâtinais, Voulx, 1982]