Sainte Blandine


Latin, Italien et Allemand : Blandina.

Vierge et martyre, morte en 177. Fête le 2 juin.


Jeune esclave, Blandine a été martyrisée à Lyon sous Marc-Aurèle en 177 avec une quarantaine d'autres chrétiens de Lyon et de Vienne parmi lesquels saint Pothin, évêque de Lyon, Attale, Epagathe, Sanctus, Biblis, Alexandre, Alcibiade, Maturus. Leur martyre a été relaté par des témoins oculaires qui ont rédigé une « Lettre des Églises de Lyon et de Vienne » adressée aux Églises de Phrygie et d'Asie et retranscrite au IVe siècle par Eusèbe dans son Histoire ecclésiastique. Il s'agit ainsi d'événements d'une historicité sûre.

Blandine fait preuve d'un courage extraordinaire qui conduit certains de ses compagnons qui avaient renié leur foi sous la torture à se rétracter et à souffrir en martyrs. Livrée aux bourreaux qui avouent n'avoir jamais vu femme souffrir si courageusement, elle se borne à répéter : « Je suis chrétienne ; il ne se fait point de mal parmi nous ». Suspendue par les bras et livrée aux bêtes, celles-ci n'en veulent pas. Exposée au gril, elle est roulée dans un filet de rétiaire (gladiateur armé d'un poignard et d'un filet) et livrée à un taureau sauvage, qui la lance en l'air avec ses cornes, puis on l'achève par le glaive.

Blandine est patronne de la ville de Lyon. Elle est aussi avec Marthe patronne des servantes.

Lors de son second voyage apostolique en France, le 4 octobre 1986, à l'amphithéâtre des Trois Gaules, Jean-Paul II a célébré les martyrs de Lyon : « Ils n'ont pas voulu renier Celui qui leur avait communiqué sa Vie et les avait appelés à être ses témoins. Nous savons qu'ils sont nombreux aujourd'hui encore, et dans toutes les parties du monde, ceux qui subissent les outrages, le bannissement et même la torture à cause de leur fidélité à la foi chrétienne. En eux, le Christ manifeste sa puissance. Les martyrs d'aujourd'hui et les martyrs d'hier nous environnent et nous soutiennent pour que nous gardions nos regards fixés sur Jésus. »


Représentations
Une fresque de Pomarancio (église San Stefano Rotondo à Rome, XVIe siècle) décrit son martyre. Une gravure de Jacques Callot (XVIIe siècle) la montre attachée à un poteau, avec en arrière-plan son supplice sur le gril. Elle peut avoir auprès d'elle un lion ou un ours.

Attributs: Filet. Taureau. Gril. Lion. Ours.


Bibliographie :

[Le livre des bannières, Association pour le XVe centenaire de la France, 1996]

[G. Duchet-Suchaux, M. Pastoureau, La Bible et les saints, guide iconographique, Flammarion, Paris, 1994]

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