Saint Romain de Condat

Saint, abbé, mort vers 460. Fête le 28 février.


Gallo-romain, saint Romain, qui aurait été originaire d'Izernore dans le Haut-Bugey (non loin de Nantua, actuel département de l'Ain), se retira à trente-cinq ans comme ermite dans les montagnes du Jura, en compagnie de son frère, saint Lupicin. Pour leurs nombreux disciples, il fondèrent vers 425-430, au confluent de la Bienne et du Tacon, l'abbaye de Condat qu'ils gouvernèrent ensemble.

De Condat à Saint-Claude

Après la mort, en 510, de son quatrième abbé, saint Oyand (Eugendus), le monastère de Condat prit le nom de ce personnage (Saint-Oyand-de-Joux). Puis à la fin du VIIe siècle, la renommée des miracles de saint Claude commença à éclipser celle de saint Oyand, mais ce n'est que vers le XIIe siècle que le monastère et la ville fondés par saint Romain prirent définitivement le nom de Saint-Claude.

Saint-Romain-de-Roche

Saint Romain et saint Lupicin avaient installé leur sœur Iola comme abbesse de leur fondation pour moniales à La Balme ou La Baume, dans une combe pittoresque qui s'ouvre sur la rive droite de la Bienne, appelée ensuite Saint-Romain-de-Roche (aujourd'hui sur le territoire de la commune de Pratz, dans le canton de Moirans-en-Montagne).

C'est en effet là que fut enseveli saint Romain après sa mort en 460. Mais ce monastère devint plus tard un simple prieuré d'hommes dépendant de l'abbaye de Saint-Claude. Celle-ci enleva la relique au VIIe siècle pour en enrichir sa propre église.

Le lundi de Pentecôte, la chapelle de Saint-Romain est toujours le but d'un pèlerinage très populaire dans la région.

Saint-Lupicin

En 445, saint Lupicin, frère de saint Romain, fonda sur le territoire de l'actuelle commune de Saint-Lupicin un prieuré de l'abbaye de Condat ; monastère et village portaient le nom de Leuconne, jusqu'au XIIe siècle où ils prirent leur nom actuel.

Romainmôtier

En 450, saint Romain fonda sur le versant oriental du Jura le premier monastère de l'actuelle Suisse, qui prit plus tard le nom de Romainmôtier (entre Orbe et Vallorbe, dans le canton de Vaud) et qui dura jusqu'à l'introduction de la Réforme protestante, en 1536.

Bibliographie :

[Dix mille saints, dictionnaire hagiographique, Paris, 1991]

[Dictionnaire géographique et administratif de la France, Paris, 1902]



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