Saint Corentin


Évêque de Quimper, mort en 460. Fête le...

Corentin est né en 375 d'un père celte d'Irlande venu s'établir en Armorique dans la province de Cornouailles. Il devient prêtre et se retire dans un ermitage de la paroisse de Plomodiern. Le prince Gallon s'égare un jour de ce côté au cours d'une partie de chasse et prend avec sa suite un repas dans la cabane de Corentin. Pour le récompenser, le prince lui fait don d'un vaste domaine. Corentin y construit un monastère bientôt peuplé de religieux et une école pour les enfants.

Quelques années plus tard, Gallon, désireux de fonder un évêché dans sa province, le fait venir et l'envoie à saint Martin de Tours dont la juridiction s'étendait sur toute la Bretagne. Corentin devient donc disciple de saint Martin qui lui donnera la consécration épiscopale. À son retour, le prince lui donne son château de Kemper pour en faire une église. Corentin devient ainsi le premier évêque de Quimper et fait partie de ce qu'on appelle le groupe breton des sept saints, ses six confrères dans l'épiscopat étant :

Le nouvel évêque entreprend de visiter entièrement son diocèse, corrigeant les abus, combattant les superstitions liées au culte druidique et ordonnant des ecclésiastiques instruits pour le service des paroisses. Il signe les actes du concile d'Angers de 453 et meurt en 460.

Saint Albert le Grand raconte un miracle dont était favorisé Corentin alors qu'il était ermite : "... Pour sa nourriture et sustentation, Dieu faisait un miracle continuel, car, encore qu'il se contentât de quelques morceaux de gros pain mendiés dans les villages, et de quelques herbes et de racines sauvages que la terre produisait d'elle-même, Dieu lui envoya un poisson dans sa fontaine, lequel, tous les matins, se présentait au saint qui le prenait et en retranchait une pièce pour sa pitance et le rejetait dans l'eau, et tout à l'instant il se retrouvait tout entier, sans lésion ni blessure, et ne manquait les matins suivants de se présenter à saint Corentin, qui faisait toujours de même."


Bibliographie :

[Le livre des bannières, Association pour le XVe centenaire de la France, 1996]



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